En quelques mois seulement, C’était ça ou mourir, premier roman de l’écrivain haïtien Thélyson Orélien, s’est imposé dans le paysage littéraire francophone. Entre distinctions prestigieuses, première sélection du Prix Goncourt 2026 et prochaine publication en France, l’ouvrage raconte l’odyssée d’un homme contraint de fuir Haïti et de traverser le continent à la recherche d’une vie digne.
Né aux Gonaïves, en Haïti, Thélyson Orélien est diplômé en droit de l’Université d’État d’Haïti.

Il a ensuite poursuivi ses études en économie et en science politique à l’Université de Montréal, où il vit actuellement.
Avec C’était ça ou mourir, publié le 9 mars 2026 aux Éditions du Boréal, l’auteur signe son premier roman. Une œuvre qui marque déjà une entrée remarquée dans le paysage littéraire francophone et qui paraîtra à l’automne en France, chez Grasset.
Une odyssée née de la violence
Le roman raconte l’odyssée de Jonas Dorléon, professeur d’histoire et de géographie contraint de fuir Carrefour-Feuilles, un quartier de Port-au-Prince, en raison de la violence.
Entre exil, survie et quête de dignité humaine, le personnage s’engage sur les routes périlleuses de la migration. Son parcours le conduit d’Haïti au Québec, en passant notamment par le Brésil, la jungle du Darién et plusieurs territoires d’Amérique centrale.

Mais les routes de l’exil racontées par Thélyson Orélien ne s’arrêtent pas aux pages de son roman. Elles trouvent tout leur sens dans le quotidien de nombreux Haïtiens qui, après avoir quitté leur pays dans l’espoir d’une vie meilleure, continuent de vivre avec l’incertitude et la fragilité de leur statut migratoire.
Le récent décès de Pierre Damas Bel en est un rappel douloureux. Ce jeune homme portait, lui aussi, des rêves et l’espoir d’un avenir meilleur. Son parcours s’est brutalement interrompu, laissant derrière lui l’image d’une jeunesse dont les rêves se sont envolés trop tôt.
Un premier roman déjà récompensé
À travers cette traversée continentale, C’était ça ou mourir propose une plongée poétique dans les chemins difficiles de la migration et de l’espoir. Plus qu’un récit de voyage, l’œuvre interroge le déracinement, les frontières et le prix parfois payé pour espérer une vie meilleure.
Quelques mois après sa publication, le roman s’est rapidement imposé dans les conversations littéraires. Il figure dans la première sélection du Prix Goncourt 2026 et est également en lice pour le Prix Fnac 2026. Il a déjà été distingué par le Prix Méduse 2026, le Prix Strasbourg Espoir CIC 2026 et le Prix Première Plume 2026.
Publié au Québec aux Éditions du Boréal, le livre poursuivra son chemin en France à l’automne, chez Grasset. Comme Jonas Dorléon, C’était ça ou mourir franchit ainsi les frontières

