Livres en Folie 2026 : entre célébration de la littérature et plaidoyer pour les bibliothèques scolaires

Pour cette édition, l’invité d’honneur était l’illustre écrivain René Depestre, figure majeure de la littérature haïtienne et francophone. Son œuvre, reconnue bien au-delà des frontières nationales, continue d’inspirer plusieurs générations de lecteurs et d’écrivains.

Pour cette édition, l’invité d’honneur était l’illustre écrivain René Depestre, figure majeure de la littérature haïtienne et francophone.

Une foule nombreuse a fait le déplacement pour échanger avec les auteurs, assister aux séances de signatures et se procurer les ouvrages proposés à des prix réduits. L’événement a, une fois de plus, démontré l’intérêt du public pour la lecture et la culture écrite.

Parmi les moments marquants de la journée, une question inscrite sur une pancarte brandie par l’écrivain Marc Exavier a particulièrement retenu l’attention : « Poukisa Leta ayisyen ap bati lekòl san bibliyotèk ? ».

Ce présentoir met en valeur une belle variété de livres en français et en créole haïtien.

Cette interrogation soulève un enjeu fondamental pour l’éducation en Haïti. Si l’école constitue un lieu d’apprentissage, la bibliothèque en est le prolongement pour se former. Elle favorise l’accès au savoir, stimule la curiosité intellectuelle et contribue au développement de l’esprit critique. Cette réflexion invite à repenser la place accordée à la lecture et à la culture dans les politiques éducatives du pays.

Au-delà des ventes de livres et des rencontres avec les auteurs, cette 32e édition de Livres en Folie a rappelé l’importance de la lecture dans la construction d’une société plus instruite, plus libre et plus consciente de ses enjeux. Alors que l’accès aux livres demeure un défi pour de nombreux Haïtiens, l’événement a démontré que l’intérêt pour la littérature reste bien vivant.

Grosse affluence et belle énergie pour la 32e édition de Livres en Folie !

Comme l’écrivait Victor Hugo : « Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas. ». Une pensée qui résonne avec force dans un pays où le livre demeure un outil essentiel de connaissance, d’émancipation et de transformation sociale.

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