Le Brésil quitte la Coupe du Monde 2026 dès les huitièmes de finale. Terrassée par un doublé d’Erling Haaland en fin de match (2-1), la Seleção voit son rêve de sixième étoile s’effondrer au MetLife Stadium du New Jersey, face à sa bête noire historique.
Le penalty manqué de Guimarães
Le destin de cette rencontre s’est peut-être joué dès le premier quart d’heure. À la suite d’une entame agressive des Brésiliens, un penalty est accordé aux hommes de Carlo Ancelotti à la 13e minute après visionnage de la VAR.
Oh no… Bruno Guimarães can't convert! Brazil miss a huge opportunity. 😭🇧🇷 pic.twitter.com/obQYfF4qsT
— Alina Petrova (@Alin_Petrov) July 5, 2026
Bruno Guimarães se présente face à Ørjan Nyland, mais le portier norvégien détend superbement son mètre quatre-vingt-douze pour repousser la tentative. Un arrêt fondateur qui a donné le ton d’une soirée frustrante pour les Auriverde.
Le piège scandinave
Contre toute attente, la Norvège de Ståle Solbakken a bousculé le Brésil dans la maîtrise collective en confisquant le ballon sur de longues séquences, atteignant jusqu’à 66 % de possession de balle. Menés par un Martin Ødegaard impérial au milieu de terrain, les Norvégiens ont su faire le dos rond face aux accélérations de Vinícius Júnior avant de piquer au moment parfait.

Cette domination tactique s’est clairement reflétée dans les chiffres de la rencontre : la Norvège a enregistré cinq tirs cadrés contre quatre pour le Brésil, tout en asseyant sa supériorité technique avec 653 passes réussies à 91 % de précision, contre seulement 313 passes à 88 % pour les Brésiliens.
Le réveil du Cyborg
Longtemps sevré de ballons et bien surveillé par la charnière Marquinhos – Gabriel, Erling Haaland a fini par rappeler à la planète football pourquoi il est le buteur le plus létal du monde.À la 79e minute, sur un centre millimétré d’Andreas Schjelderup, judicieusement entré à la mi-temps, le géant norvégien s’est élevé plus haut que tout le monde pour catapulter une tête puissante au fond des filets d’Alisson et ouvrir le score.
O Halland não comemora gol em cima de seleção merda! O homem é um dos melhores goleadores da história do futebol! pic.twitter.com/kAGRBkEWbd
— Vel Andrade 🇵🇸🚩 (@AndradeVelLula) July 5, 2026
Dix minutes plus tard, à la 89e minute, profitant d’un alignement défensif brésilien totalement désuni par l’urgence, Haaland a hérité d’un ballon à l’entrée de la surface pour ajuster le gardien brésilien d’une frappe rasante et chirurgicale, doublant ainsi la mise.
Une fin de match irrespirable
Le Brésil a jeté ses dernières forces dans la bataille durant un temps additionnel interminable. À la 90e+10, Neymar réduit l’écart sur un penalty puissant, sauvant l’honneur d’une Seleção méconnaissable et nerveuse. Trop tard. Au coup de sifflet final, les visages brésiliens en larmes contrastent avec l’immense liesse des supporters norvégiens.

La malédiction continue. En cinq confrontations officielles dans leur histoire, le Brésil n’a jamais réussi à battre la Norvège, le bilan s’élevant désormais à trois victoires norvégiennes et deux nuls. La Norvège valide ainsi son billet pour les quarts de finale où elle affrontera le vainqueur du duel entre l’Angleterre et le Mexique. Pour le Brésil, l’heure des bilans et d’une reconstruction profonde a déjà sonné.

