Erling Haaland terrasse le Brésil et envoie la Norvège en quarts

Le Brésil quitte la Coupe du Monde 2026 dès les huitièmes de finale. Terrassée par un doublé d’Erling Haaland en fin de match (2-1), la Seleção voit son rêve de sixième étoile s’effondrer au MetLife Stadium du New Jersey, face à sa bête noire historique.

Le destin de cette rencontre s’est peut-être joué dès le premier quart d’heure. À la suite d’une entame agressive des Brésiliens, un penalty est accordé aux hommes de Carlo Ancelotti à la 13e minute après visionnage de la VAR.

Bruno Guimaraes est le premier Brésilien à manquer un penalty en Coupe du monde depuis Zico en 1986.

Bruno Guimarães se présente face à Ørjan Nyland, mais le portier norvégien détend superbement son mètre quatre-vingt-douze pour repousser la tentative. Un arrêt fondateur qui a donné le ton d’une soirée frustrante pour les Auriverde.

Contre toute attente, la Norvège de Ståle Solbakken a bousculé le Brésil dans la maîtrise collective en confisquant le ballon sur de longues séquences, atteignant jusqu’à 66 % de possession de balle. Menés par un Martin Ødegaard impérial au milieu de terrain, les Norvégiens ont su faire le dos rond face aux accélérations de Vinícius Júnior avant de piquer au moment parfait. 

Le coup de tête de Haaland, qui a provoqué le premier but de la Norvège.

Cette domination tactique s’est clairement reflétée dans les chiffres de la rencontre : la Norvège a enregistré cinq tirs cadrés contre quatre pour le Brésil, tout en asseyant sa supériorité technique avec 653 passes réussies à 91 % de précision, contre seulement 313 passes à 88 % pour les Brésiliens.

Longtemps sevré de ballons et bien surveillé par la charnière Marquinhos – Gabriel, Erling Haaland a fini par rappeler à la planète football pourquoi il est le buteur le plus létal du monde.À la 79e minute, sur un centre millimétré d’Andreas Schjelderup, judicieusement entré à la mi-temps, le géant norvégien s’est élevé plus haut que tout le monde pour catapulter une tête puissante au fond des filets d’Alisson et ouvrir le score. 

Le deuxième but d’Erling Haaland.

Dix minutes plus tard, à la 89e minute, profitant d’un alignement défensif brésilien totalement désuni par l’urgence, Haaland a hérité d’un ballon à l’entrée de la surface pour ajuster le gardien brésilien d’une frappe rasante et chirurgicale, doublant ainsi la mise.

Le Brésil a jeté ses dernières forces dans la bataille durant un temps additionnel interminable. À la 90e+10, Neymar réduit l’écart sur un penalty puissant, sauvant l’honneur d’une Seleção méconnaissable et nerveuse. Trop tard. Au coup de sifflet final, les visages brésiliens en larmes contrastent avec l’immense liesse des supporters norvégiens.

En pleurs, Neymar a joué son dernier match avec le Brésil.

La malédiction continue. En cinq confrontations officielles dans leur histoire, le Brésil n’a jamais réussi à battre la Norvège, le bilan s’élevant désormais à trois victoires norvégiennes et deux nuls. La Norvège valide ainsi son billet pour les quarts de finale où elle affrontera le vainqueur du duel entre l’Angleterre et le Mexique. Pour le Brésil, l’heure des bilans et d’une reconstruction profonde a déjà sonné.

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