Real Madrid s’écroule à Anfield: un test de réalité pour Xabi Alonso

Le Real Madrid a subi sa première grande désillusion en Ligue des champions sous l’ère de Xabi Alonso. Face à un Liverpool rugissant, les Merengues ont cédé (1-0) sur un but de la tête d’Alexis Mac Allister, mais le score aurait pu être plus lourd tant la supériorité des Anglais était manifeste. Ce revers ne remet pas encore en cause la qualification madrilène, mais il révèle des fragilités inquiétantes : manque de liant offensif, lenteur dans les transitions et pressing mal calibré.

Arrivé cet été pour succéder à Carlo Ancelotti, Xabi Alonso tente de construire un Real plus moderne, inspiré de son Bayer Leverkusen conquérant. Le système hybride 3-2-4-1, qu’il affectionne, devait permettre de contrôler le ballon tout en libérant Mbappé et Vinícius sur les ailes. Mais face à la furie de Liverpool, le plan a explosé : les deux pistons ont été constamment étouffés ; Tchouaméni et Camavinga, au milieu, n’ont jamais trouvé le bon tempo pour résister au contre-pressing des Reds, et l’espace laissé entre les lignes a été exploité sans pitié.

Tchouaméni et Camavinga, au milieu, n’ont jamais trouvé le bon tempo pour résister au contre-pressing des Reds.

Dominé dans l’intensité et dans la lecture du jeu, le Real Madrid a majoritairement couru après le ballon.

S’il n’y a pas eu naufrage total, c’est grâce à Thibaut Courtois. Le gardien belge, de retour à son meilleur niveau après sa blessure de 2024, a multiplié les arrêts réflexes. Toujours impeccable sur sa ligne, il a retardé l’inévitable mais, à force de subir, il a fini par céder sur une tête imparable de Mac Allister à bout portant. Sans lui, le score aurait pu être un sévère 3-0, voire plus.

Courtois a fini par céder sur une tête imparable de Mac Allister à bout portant.

Les fans madrilènes attendaient beaucoup du trio Mbappé, Bellingham, Vinícius, mais hier soir, le feu d’artifice promis s’est transformé en crachin timide. On a senti un manque de complémentarité et d’automatismes, normal pour un effectif en reconstruction, mais inquiétant pour une équipe de ce standing.

Liverpool a évolué avec un bloc haut et compact, obligeant le Real Madrid à jouer long. Camavinga a perdu 14 ballons dans sa moitié de terrain, un chiffre record. Le Real a certes eu le plus de possession, mais celle-ci fut stérile. Peu de courses verticales, peu de dépassements de fonction. Le jeu s’est figé. À chaque perte de balle, Liverpool a attaqué dans le dos des milieux madrilènes.

Liverpool a évolué avec un bloc haut et compact.

Liverpool a gagné avec le cœur, la discipline et la foi. Le Real Madrid, lui, a joué par séquences, sans âme collective. Les grands noms ne suffisent plus à Anfield : il faut du souffle, du pressing et de la cohésion.

Hier soir, les Madrilènes ont perdu un match, mais ont peut-être gagné une leçon. Xabi Alonso, connaisseur d’Anfield mieux que quiconque, saura que c’est souvent dans ces défaites que naissent les vrais projets.

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