Ils ont retenu leur souffle le temps de la commémoration du séisme, mais la trêve est terminée. Ce dimanche 18 janvier 2026, les carnavaliers jérémiens ont officiellement, et massivement, lancé les festivités.
L’ambiance s’est installée d’emblée au rythme des bandes à pied, des haut-parleurs des mini-bars sous tentes, de quelques DJ et du fameux « back up » (sound truck), fidèle à sa réputation d’animation surchauffée. Les artères de la ville, et spécifiquement l’angle des rues Hortensius Merlet et Abbé Huet, le célèbre « Tèt Kafou », ont vibré dès les premiers sons.

Il n’y a eu ni grandes infrastructures officielles, ni podiums géants pour ce lancement. Pourtant, l’absence de grands moyens n’a pas freiné la ferveur populaire. Des bandes à pied comme Aya Band, Love The Best, Padi Way et tant d’autres ont suffi à électriser la foule. Sur les visages, la joie était palpable, témoignant d’une véritable soif de divertissement.
En effet, ce premier dimanche précarnavalesque, marqué par une très grande affluence, envoie un message clair : en dépit de la situation, le rêve du carnaval reste plus vivant que jamais en Haïti. Une réalité qui éclate au grand jour dans la Cité des Poètes.

Pour rappel, le secrétaire d’État à la communication, Bendgy Tilias, a dévoilé sur son compte X le vendredi 9 janvier dernier le thème de cette année : « Ayiti Devan ! Haïti Devant ! ». Selon M. Tilias, ce slogan « incarne une volonté collective de renaissance et de dépassement de soi ».
Le rendez-vous est désormais pris pour les trois jours gras, les 15, 16 et 17 février 2026, où le pays espère transformer cette effervescence en un signal fort de renouveau.


