Hier soir, le Santiago Bernabéu a vibré comme aux plus grandes heures. Un Clásico bouillant, des étoiles partout, et une vérité implacable : le Real Madrid reste la référence absolue du football espagnol. Sous les ordres du nouveau patron Xabi Alonso, les Merengues ont donné une leçon de maturité et d’efficacité à un Barça encore en reconstruction.
Premier Clásico sur le banc madrilène, première victoire. Xabi Alonso n’a pas tremblé. Sa lecture du jeu, ses ajustements tactiques et sa gestion du tempo ont rappelé le joueur qu’il était : précis, intelligent, obsédé par le contrôle. Son Real n’a pas joué pour plaire, il a joué pour régner. Et hier, le Bernabéu a compris que la transition post-Ancelotti est entre de très bonnes mains.

Encore une fois, Jude Bellingham a prouvé qu’il est plus qu’un milieu de terrain, c’est un patron déguisé en prodige : toujours bien placé, toujours lucide, toujours juste. Il a dicté le tempo, calmé le jeu quand il le fallait, et soutenu l’attaque avec une élégance à l’anglaise. À 22 ans, il joue comme s’il en avait 30. Chaque ballon qu’il touche devient une leçon. Pas de bling-bling, pas de provocations : juste du football pur, propre, efficace.
Avant le match, Lamine Yamal avait annoncé qu’il allait « montrer qui est le vrai roi d’Espagne ». Eh bien, hier soir, il a surtout découvert Carreras, et il ne risque pas de l’oublier. Le latéral madrilène a livré un match exemplaire : rigoureux, agressif, discipliné. À chaque dribble tenté, Yamal s’est heurté à un mur. Carreras l’a éteint avec calme, sans excès, juste avec le sens du devoir. Un rappel simple : le talent doit apprendre à respecter la défense avant de rêver du trône.

On l’attendait, on doutait même un peu… et il a répondu comme un vrai soldat. Éder Militão a joué son meilleur match depuis son retour. Des tacles nets, une lecture du jeu impériale, et ce leadership défensif qui manquait tant. Face aux offensives timides du Barça, il a imposé la loi du Bernabéu : « Tu passes le ballon, ou tu passes toi, mais pas les deux. »
Vini Jr a été la flamme du match. Il a semé le chaos dans la défense barcelonaise, enchaînant feintes, accélérations et provocations intelligentes. Le public chantait son nom jusqu’à la 70e minute, quand Xabi Alonso a décidé de le remplacer. Une décision qui a fait jaser, certains la jugeant prématurée. Mais Alonso a montré qu’au Real, personne n’est au-dessus du collectif, même pas le plus brillant des artistes. Et ça, c’est une vraie leçon de gestion.
Pendant que d’autres font des promesses, Kylian Mbappé marque. Son but, froid et chirurgical, a scellé le destin du match. Son attitude, toujours posée, prouve qu’il n’a rien à prouver. Il joue comme un homme qui sait que la couronne lui revient de droit. Et au Real, il semble déjà chez lui.

Le Real Madrid sort de ce Clásico avec la tête haute, le cœur chaud et les statistiques en sa faveur. Première victoire de Xabi Alonso, but de Mbappé, magie de Vini… bref, le Bernabéu a vécu une nuit de roi. De l’autre côté, les fans du Barça tentent encore d’expliquer la défaite avec leurs éternels « si » et « mais ». Peut-être qu’ils auront plus de chance la prochaine fois…
Cette victoire madrilène n’est pas qu’un succès sportif, c’est une démonstration culturelle. Le Real Madrid avance, innove, se renouvelle… pendant que Barcelone, impuissant, cherche encore des excuses. Et quand il n’y a plus d’argument, plus de but, plus de victoire, que reste-t-il aux fans du Barça ? Poster une vieille photo de leur défunt roi Messi sur Twitter, avec la légende : « Ah, le bon vieux temps… » Pendant ce temps, le Real Madrid continue d’écrire l’histoire au présent.


