À la découverte d’« Ondes », le nouvel album de Pierre Stevenson Robert, plus connu sous le nom de T-Dezod. Porté par des collaborations prestigieuses, notamment avec Jean Jean Roosevelt, cet opus a déjà conquis le cœur du jeune public. Dans cet entretien, nous explorons avec l’artiste les coulisses de ce projet, de sa genèse jusqu’à sa présentation officielle à la presse et aux mélomanes.
FJ : Quelle chanson ou quel événement a été l’élément déclencheur de ce projet ?
TD : La réalisation d’un projet, qu’il s’agisse d’un EP, d’une mixtape ou d’un album, naît d’abord d’une inspiration. Parfois, elle surgit d’elle-même ; d’autres fois, il faut aller la chercher. Pour cet album, l’idée n’est pas venue d’un seul titre, mais d’un ensemble de compositions. En explorant nos archives après la sortie d’un précédent EP, nous avons conclu que le format idéal pour nos nouveaux morceaux était l’album. C’est le meilleur moyen pour le public de découvrir en profondeur notre univers et de créer une véritable connexion avec nous.
FJ : Pourquoi avoir choisi le titre « Ondes » et que représente-t-il pour votre carrière à ce stade ?
TD : Initialement, l’album devait s’intituler « Dlo » (Eau). L’eau symbolise la vie, tout comme la musique. Nous voulions explorer ce lien intrinsèque entre l’existence et l’amour. Cependant, en concertation avec mon équipe, nous avons opté pour un titre plus poétique et évocateur : « Ondes ». Ce mot, issu du latin Unda (vague, eau agitée), reflète mieux le mouvement et la diversité de mon identité artistique. « Ondes » témoigne de mon évolution, tant sur le plan humain que musical. C’est un nouveau chapitre, une vitrine de l’évolution de la scène musicale de Jérémie, prouvant que je suis prêt à franchir un nouveau palier dans l’industrie.
F J : Y a-t-il un message central ou un sentiment particulier que vous avez souhaité insuffler à l’ensemble des titres ?
TD : Il n’y a pas de message unique, mais plutôt douze. Chaque morceau de l’album porte sa propre essence, créant une synergie entre mon art et les fans.

FJ : Depuis les premières maquettes jusqu’au résultat final, comment la texture sonore de votre musique a-t-elle évolué ?
TD : J’ai mis un point d’honneur à perfectionner les prises de voix et les mélodies. Un travail rigoureux a également été effectué sur le mixage et le mastering afin que chaque titre possède une identité sonore propre. Finalement, l’album affiche un rendu extrêmement professionnel.
FJ : Quelles ont été vos principales sources d’inspiration, musicales ou personnelles, pour ce projet ?
TD : Mon inspiration puise sa source dans ma propre vie, mon environnement et les expériences quotidiennes de mes proches. Certaines personnalités m’ont également beaucoup inspiré, parfois même inconsciemment, notamment Bernard Rolwv, Pierre Paul Antonio et Geraldo Mathias.
FJ : Quel titre a été le plus difficile à finaliser, et pour quelle raison ?
TD : Sans aucun doute le morceau intitulé « Se Manti ». Nous avons failli ne jamais le terminer car l’ordinateur du maestro qui produisait le beat est tombé en panne la semaine même de la sortie de l’album !
FJ : Si vous deviez décrire cet album en trois mots seulement, lesquels choisiriez-vous ?
TD : DIEU, AMOUR, MUSIQUE.
FJ : Comment se sont orchestrées les collaborations avec les autres artistes et producteurs présents sur l’album ?
TD : Cela s’est fait très naturellement. Tous les collaborateurs ont manifesté une volonté exemplaire et une grande passion pour faire de ce projet une réussite collective.
FJ : Comment avez-vous travaillé le son de cet album pour qu’il se distingue de vos précédentes productions ?
TD : Le devoir d’un artiste est de sans cesse innover, créer et évoluer. Ce fut un travail de longue haleine, marqué par de nombreuses nuits blanches en studio. J’ai également collaboré avec plusieurs producteurs de renom de l’industrie musicale haïtienne, tels que Louis Harry Bourdeau, Jean Jean Roosevelt, Dadbybeat, Master Beat, Dodobeat, Pipo Black, Maestro Thonio, The Vibe Records et Nelly, entre autres.

FJ : Que souhaiteriez-vous que les auditeurs ressentent en découvrant cet opus pour la première fois ?
TD : J’aimerais que le public prenne le temps d’apprécier chaque mélodie et d’analyser chaque parole. Je suis convaincu que la connexion avec ces « ondes » apportera une valeur ajoutée à leur vie. J’espère aussi qu’ils s’approprieront les textes, car j’ai hâte que nous les chantions ensemble prochainement.
FJ : Quel morceau avez-vous le plus hâte d’interpréter sur scène ?
TD : Le titre « SE NOU », en collaboration avec Jean Jean Roosevelt et Ghetto. C’est une chanson qui dépeint avec une grande justesse la réalité actuelle des jeunes dans les quartiers populaires.
FJ : Si cet album était la bande originale d’un film, de quel genre s’agirait-il ?
TD : Je pense qu’il illustrerait parfaitement un film dramatique, riche en émotions. Un film qui traiterait de la vie réelle, mêlant amour, douleur, résilience et espoir.
FJ : Un dernier mot ?
TD : Je tiens à remercier chaleureusement mon équipe, l’ensemble des médias du département qui nous soutiennent, ainsi que mes fans qui se sont déplacés en nombre pour encourager ce travail.

