Mardi soir, à Stamford Bridge, Chelsea a donné une leçon magistrale au Barça : un 3-0 net et sans appel. Dès la première période, les Catalans ont pris l’eau, concédant un but contre son camp signé Jules Koundé après une talonnade de Neto.
On avait l’impression que Koundé était venu jouer avec ses fameux souliers à talons plutôt qu’avec des crampons. Et comme si cela ne suffisait pas, les choses ont empiré : le capitaine Ronald Araújo a récolté un second carton jaune juste avant la mi-temps. Enfin, le “grand capitaine” qui ne fait que du mal à son équipe dans les grands matchs. Parfois, on a l’impression qu’il joue contre Barcelone.
Résultat : une équipe barcelonaise réduite à 10 avant même la pause. La seconde période a été une promenade de santé pour les Blues : domination territoriale, pressing constant, tirs, passes rapides, récupération haute… Bref, tout ce qui manquait au Barça pour espérer s’en sortir.

Ce n’est pas tant le talent qui a fait défaut que l’envie, la hargne et l’intensité. Barcelone semblait mou, sans mordant, sans réaction. On n’a vu ni pressing collectif, ni pressing individuel efficace, juste des approximations, des pertes de balle et un manque d’agressivité flagrant. Même avant l’expulsion, le Barça était déjà en sursis. Quand Chelsea accélérait, les Catalans n’avaient rien pour répondre : ni vitesse, ni transitions, ni pressing. Ils ont subi et encaissé sans opposer la moindre résistance réelle. Un résultat logique.
Les grands fans du Barça diront que l’expulsion d’Araújo a été le tournant du match ; qu’avec un joueur en moins, sans capitaine et sans leader défensif, leur équipe n’a plus tenu. Mais il faut aussi voir comment la défense reculait, paniquait et ne parvenait plus à organiser quoi que ce soit. Quant à Chelsea, ils ont pu dérouler tranquillement. La logique de la soirée ? Rouge + domination = humiliation.
Ah, Lamine Yamal… Le fameux « futur du Barça », la pépite annoncée, le gamin que tous les médias encensaient. Quelle soirée pour lui, et pas dans le bon sens. Dès le départ, il a été étouffé par le marquage serré de Marc Cucurella, qui l’a littéralement mis hors du coup. Aucune inspiration, aucun dribble marquant, aucune accélération digne de ce nom. À tel point que certains commentateurs écrivaient que Yamal « a été poussé sur le banc de touche, comme s’il n’existait pas ». Pendant ce temps, de l’autre côté, un autre joueur de 18 ans, Estêvão, se promenait, dribblait, marquait, faisait le show et prouvait que c’est du sérieux. Résultat : Yamal ressemble moins au « futur Ballon d’Or » qu’au « faux espoir de Stamford Bridge ».

Le plus drôle (ou tragique, selon le camp), c’est que ce qui devait être un duel de gamins prodiges a fini en massacre, où le “Prince du Ballon de Plage” a prouvé une fois de plus qu’il n’est pas encore à la hauteur pour porter le numéro de Messi, le fameux 10.
Alors, on peut se poser la question en secouant un peu la tête : pourquoi le Barça arrive-t-il à gagner presque sans forcer contre de petites équipes en Liga, mais s’effondre-t-il lamentablement face aux véritables géants européens ? Peut-être parce qu’en Espagne, dominer la possession suffit souvent, alors qu’en Ligue des Champions, il faut du cœur, de l’intensité et de la détermination. Les trois choses qui leur ont cruellement manqué hier soir.
En résumé : hier, le Barça n’a pas joué, il a subi. Il n’a pas combattu, il a capitulé. Et son « futur prodige », Yamal, est reparti sans laisser de trace, ni de souvenir à Londres.

